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mardi 30 juin 2015

Etre édité : 5 erreurs à éviter




Ça y'est, vous avez terminé votre roman et êtes prêt à envoyer votre manuscrit ! Si vous voulez qu'il parvienne jusqu'au comité de lecture et ne soit pas immédiatement jeté à la corbeille, évitez de commettre ces quelques erreurs : 

Envoyer un manuscrit contenant des fautes :

Rien de mieux pour vous discréditer aux yeux d'un éditeur qu'un texte truffé de fautes. Cela vous semble évident ? Eh bien, sachez que ça ne l'est pas pour tout le monde. Chaque jour, de nombreux manuscrits à peine lisibles atterrissent sur les bureaux des éditeurs. En tant qu'auteur, on attendra forcément de vous que vous maîtrisiez parfaitement votre langue maternelle. Il est donc important de procéder à plusieurs relectures, et si possible d'être aidé par un tiers qui vous apportera un regard extérieur. Parfois, à force d'avoir le nez plongé dans un texte, on finit par ne plus voir les fautes qu'il contient ! 

Envoyer un paquet de feuilles volantes :

De nombreux candidats à l'édition ne prennent pas la peine de faire relier leur manuscrit. C'est pourtant très désagréable de recevoir un paquet de feuilles volantes, et ça ne facilite pas vraiment la lecture... optez donc pour une baguette de serrage, ou une reliure en bonne et due forme. De nombreuses boutiques et imprimeries en ligne proposent ce service.

Opter pour une présentation farfelue :

Oubliez les enveloppes imprimées, les timbres fantaisie et le bolduc. Certains envoient aux maisons d'édition de véritables paquets cadeaux, qui effectivement attireront l'attention mais probablement pas de la manière voulue... la sobriété donnera une bien meilleure image de vous et de votre travail. De même, n'habillez pas votre manuscrit avec une fausse couverture, comme si le livre était déjà édité (oui, cela arrive fréquemment...) Il y'a peu de chance que cela fasse rire l'éditeur. Vous paraîtrez surtout prétentieux, ce qui vous desservira immédiatement, et ce quelle que soit la qualité de votre manuscrit.

Choisir une mise en page originale :

Des polices de caractère peu usitées, des titres en couleur, des illustrations inutiles... oubliez tout cela ! Votre mise en page se doit d'être classique, facilement lisible et agréable à l’œil. L'important est de faciliter la lecture, et non de vous faire remarquer en présentant un texte aux allures de feu d'artifice.

Joindre une note biographique aussi longue que votre roman :

Certains éditeurs demandent aux auteurs de joindre une note biographique à leur manuscrit. Cela ne signifie pas que vous devez raconter votre vie : quelques éléments concernant votre âge, votre lieu de naissance et votre parcours suffiront amplement. Ne vous attardez pas sur votre passion pour l'écriture, et évitez le pathos. Savoir que vous écrivez pour rendre hommage à feu mémé Ginette, que vous avez appris à lire grâce à tonton Patrick ou que le premier livre que l'on vous a offert était un exemplaire de "Babar" ne sera d'aucune utilité à l'éditeur. Là encore, restez sobre !

Eviter ces cinq écueils ne garantit évidemment pas d'être publié, mais cela vous permettra de gagner en crédibilité... ce qui est déjà un bon début !

dimanche 28 juin 2015

Les revues littéraires : un bon moyen de débuter





Les revues littéraires, souvent moins difficiles d'accès que les maisons d'édition, sont une bonne façon de faire connaître son travail et de créer un réseau de connaissances et de relations qui pourra se révéler extrêmement intéressant.

De nombreuses revues cherchent régulièrement des auteurs de nouvelles. Il est rare que celles-ci proposent une rémunération, mais il n'empêche que publier dans des revues offre de nombreux avantages.

Cela vous permettra de soumettre vos textes à l'avis de professionnels, de vous faire connaître auprès d'un certain nombre de lecteurs, et de voir vos écrits imprimés sur le papier, ce qui est plutôt agréable lorsque l'on débute ! 

Beaucoup de revues organisent, à chaque numéro, une soirée de lancement. Au cours de ces soirées, vous pourrez rencontrer des gens intéressants : d'autres auteurs, des professionnels du livre, de l'édition... Comme vous pouvez vous en douter, c'est un excellent moyen de mettre un pied dans le milieu.

Voici quelques revues qui publient des nouvelles (cette liste, bien sûr, n'est pas exhaustive) : 

Rue Saint-Ambroise
Borborygmes
Nouvelle donne
L'encrier renversé
Les refusés
Harfang

N'hésitez pas à leur envoyer vos textes ! C'est une expérience formatrice, qui peut parfois se muer en un véritable tremplin

vendredi 26 juin 2015

Prix nouveaux talents 2016




Les éditions JC Lattès, en collaboration avec la fondation Bouygues Telecom, lancent un appel à manuscrits pour le prix nouveaux talents 2016.

Le gagnant du concours verra son roman publié par les éditions JC Lattès, et recevra 10 000 euros de la fondation Bouygues Telecom. De belles récompenses, donc !

Votre roman devra s'inspirer de la citation de Jules Renard : "Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l'est pas", et devra comporter entre 250 000 et 400 000 signes, espaces compris.

Tous les genres sont autorisés, à l'exception du fantastique, de la fantasy, de l'autobiographie et du roman jeunesse.

Il est impératif que votre roman n'ait jamais été diffusé, même en auto-édition.

Pour en savoir plus et obtenir le règlement complet, cliquez sur ce lien : prix nouveaux talents 2016.

Ce concours représente une belle opportunité, et offre la possibilité d'être publié par une maison d'édition prestigieuse.

Bonne chance à tous !  

mercredi 24 juin 2015

Envoyer son manuscrit, oui, mais pas à n'importe qui.


Voilà, c'est terminé ! Vous avez apposé le mot fin au bas de votre texte, vous l'avez relu, corrigé, et il ne reste plus qu'à l'envoyer à des éditeurs.

Pas si simple...

D'autant plus qu'il existe une infinité de maisons d'édition, et que les auteurs novices sont parfois un peu perdus au cœur de ce labyrinthe.

De nombreux jeunes auteurs envoient leur texte tous azimuts, espérant ainsi multiplier leurs chances d'être édités.    

Pourtant, sélectionner soigneusement les éditeurs auxquels vous soumettrez votre manuscrit est une étape essentielle, et trop souvent négligée.

Faire parvenir votre texte à un éditeur généraliste, si vous écrivez de la fantasy, risque fort de n'aboutir à rien (si ce n'est à une déception). De même, soumettre un roman à une maison d'édition spécialisée dans les nouvelles est contre-productif.

Cela semble évident ? Pas pour tout le monde, apparemment, puisque les maison d'édition reçoivent chaque jour quantité de manuscrits n'ayant qu'un lointain rapport avec leur ligne éditoriale.

Il est important de bien lire, avant chaque envoi, la politique de la maison d'édition à laquelle vous souhaitez envoyer votre texte. Celle-ci est généralement détaillée sur leur site web. Le mieux est évidemment d'avoir lu plusieurs ouvrages publiés par la maison d'édition que vous briguez.

Sélectionnez, pour commencer, une dizaine d'éditeurs dont la ligne éditoriale correspond à votre travail. Assurez-vous qu'ils sont réellement disposés à lire de nouveaux auteurs (certains précisent bien, dans la rubrique "contact", qu'ils ne souhaitent pas recevoir de manuscrits pour le moment).

Choisissez des maisons d'édition d'importances différentes : les grands groupes présentent bien sûr des avantages certains, notamment en matière de publicité et de rémunération. Cependant, ils sont moins facilement accessibles aux novices, et commencer par une maison d'édition plus confidentielle peut être une excellente façon de mettre un pied dans le métier.

De nombreux auteurs ont commencé chez de petits éditeurs, avant d'intégrer des maisons d'édition plus connues.

En définitive, le plus important est de bien choisir les maisons d'édition auxquelles vous enverrez votre texte, en fonction du genre de celui-ci (généraliste, fantastique, érotique...) et de sa forme (nouvelle, roman, pièce de théâtre...), et de ne pas dédaigner les maisons d'édition d'importance plus modeste.

De la sorte, vous multiplierez vos chances d'être lu par les bonnes personnes, celles que votre manuscrit peut réellement intéresser, et donc... d'être publié !